Les fabuleuses cataractes d’Iguazu

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Plus larges que les chutes du Zambèze et plus hautes que celles du Niagara, elles se déversent en cascades sur 72 mètres dans un décor naturel de végétation luxuriante absolument grandiose. Côté brésilien, j’ai admiré de grands panoramas de vapeur d’eau, sur un sentier unique qui longe la crête jusqu’aux Gorges du Diable.

Tandis que du côté argentin, j’ai emprunté plusieurs chemins qui serpentent dans la forêt vierge, et des petites passerelles qui se fondent merveilleusement dans le paysage, les chutes à portée de bras.

Côté brésilien, des navettes attendent les visiteurs et font la rotation jusqu’aux multiples points de vue du parc, qui s’étendent sur une route d’environ 3 km. Je descends à l’hôtel Cataratas pour emprunter le sentier balisé et joliment aménagé, qui longe la crête dans la forêt vierge, jusqu’à son point d’orgues : les Gorges du Diable.

En guise de comité d’accueil, une horde de coatis n’hésitent pas à me frôler, en quête d’un peu de nourriture.

Depuis le début de la journée, le soleil brille par son absence, des averses tropicales se font persistantes et le bleu du ciel est transpercé par d’épais nuages blancs et gris. Les rideaux de chutes et la forêt vierge se parent d’une luminosité exceptionnelle qui ajoute à la splendeur du lieu une dimension mystique.

Sur le chemin, chaque belvédère donne à admirer un spectacle à couper le souffle.

Je m’enivre de la puissance de cette masse d’eau colossale qui se jette dans la profondeur du canyon, dans un bruit assourdissant.

Ivre de belles images et de sensations fortes, j’ai bien failli louper le bus de 17h30 pour le retour à Foz.

Le lendemain matin, côté argentin !

Le van s’élance pour la trentaine de km qui séparent le centre de Foz du parc argentin, dont les deux postes frontière, séparés par le pont Tancredo Neves, qui enjambe le Rio Iguaçu. Ce dernier rencontre, à quelques centaines de mètres de nous, le Rio Parana pour symboliser la frontière entre le Brésil, l’Argentine et le Paraguay.

A l’entrée du parc, la pluie m’incite à prendre le petit train vert qui dessert la station des Cataratas, premier arrêt d’où partent tous les sentiers du paseo superior et du circuito inferior, ainsi que la station Garganta del Diablo, deuxième et dernier stop pour atteindre la longue passerelle qui mène à l’apothéose : les gorges du diable.

Ce fut d’ailleurs ma première étape. Le chemin métallique surplombe la plaine inondée du fleuve Iguaçu sur environ 800 mètres, en traversant quelques îlots verdoyants, avant de mourir juste au-dessus des chutes vertigineuses.

Du haut de mon perchoir improbable, et dans le tumulte des effluves d’eau,  j’ai l’impression que la puissance des rapides va me propulser dans les airs puis m’aspirer dans l’abîme. Et cela d’autant plus que la pluie qui s’intensifie me donne le sentiment d’être prisonnier de l’eau.

Après deux bonnes heures de communion avec cette merveille de la nature, je reprends le petit train pour aller me perdre dans le dédale des sentiers et des escaliers du paseo superior et du circuito inferior. Là encore, les multiples belvédères sont des fenêtres ouvertes sur des panoramas surréalistes de chutes d’eau en cascades.

Je m’enivre de la végétation luxuriante, des bruits et des odeurs de la jungle. Je me sens tellement bien dans cette forêt vierge que j’en oublie presque mon ride-boat. Je me précipite au petit embarcadère qui fait face à l’Isla San Martin.

Et me voilà naviguant sur la rivière tumultueuse, et dans le canyon en fer à cheval, en direction de l’immense cataracte qui se dresse devant nous, dans un fracas inquiétant.

A la verticale de la puissante cascade, je me noie dans un tourbillon lyrique.